| Le
lendemain de ma performance avec Paul Metzger,
les
Radikal
SATAN sont venu faire un concert et m'ont invité à les
accompagner pour quelques jours en tournée. Mr Labrador et TG étaient
aussi du voyage. Lahaie, Liège et Bruxelles
furent donc les étapes de cette mini tournée durant laquelle chacune de
mes performences furent complètement improvisées. J'avais enmené
Ulrika, ma poutre, mon marteau et mon poids de balance,
accessoires utilisés avec Paul Metzger dans Ulrika wedding. réside dans le fait que je me suis greffé à un travail déjà existant et presque immuable.La grosse différence entre mes précédentes collaborations et celle-ci De plus, n'étant pas prévu dans la tournée, personne ne m'attendait nul part. Je ne jouais pas devant "mon" publique. |
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| Je
veux dire que les morceaux sur lesquels j'ai improvisé mes aktions,
n'ont pas été modifiées. Il m'a fallu un peu de temps pour faire ma
place, mais l'expérience m'a appris énormément. Le 1/9/09 LAHAIE Premier concert. Le quartier des ambassades de la capitale néérlandaise, nous avons joué dans un squatt, ex-ambassade de Suède. Le lieux est exigü, pas d'éclairage spécifique. J'ai des difficulté à mouvoir ma poutre, j'ai peur de la faire tomber soit sur les instruments des Radikal, soit sur les spectateurs. Un des spectateur est assis par terre, il se fiche de mes "gesticulations". Il regarde le groupe. Je me fais fort de récupérer son attention en l'intégrant dans mon aktion. |
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| Le 3/9/09 Liège Carlo Lévi. Café anarcho-communiste, public populaire qui n'a aucune idée de ce qu'il vont voir. La salle est bondée. Je me rends compte que si j'interviens en cours de concert, je ne parviendrais pas à me faire ma place. Alors, je propose au groupe de jouer sur le premier morceau. J'installe, non sans mal, un tabouret à 1m de la scèene et contre le public que avait du mal à reculer. Alors, je fais un mouvement rotatif avec ma poutre pour marquer mon territoire. Celui-ci délimité, je plante mon marteau sur ma poutre. Javais, pour la première fois l'impression de lutter presque phisiquement pour imposer ma présence. Une fille me dis : "tu me fais un peu peur avec ton marteau". Je réponds : "Tu as raison d'avoir peur, et pas seulement du marteau". Et je fais tourner à nouveau ma poutre pour les éloigner un peu. 10 min d'intensité avec Ulrika et mon matériel. Je quitte après le premier morceau, laissant ma partenaire sur scène. Après le concert, quelqu'un me préviens qu'un imbécile est en train de taguer Ulrika. J'accours en fureyur. Trop tard, cet type, complètement explosé par je ne sais quelle substance, outrageait ma partenaire avec des marqueurs indélébiles. Je ne suis pas bagareur, je n'en n'ai pas les moyens, mais j'étais à deux doigts de lui balancer mon marteau dans les dents. Le lenemain matin, avec des amis, nous avons tenté de nettoyer Ulrika. Une grosse partie des outrages on été effacé, mais elle n'était plus la même. Comme je suis fidèle, je la prendrai tout de même sur scène avec moi le soir à Bruxelles. Le 4/9/09 Bruxelles, la Chocolaterie. d'emblé, je suis séduit par le lieu. Un bâtiment industriel réaffecté pour des concerts et expos. Nous avons décidé que pour ma dernière, je jouerais l'entierté du concert. J'ai placé un fauteuil sur un coin de la scène pour me ménager des pose. L'après midi, j'avais trouvé quelques mouvements de poutres, voulant profiter de l'espace. Plusieurs concerts ont eu lieu avant le nôtre. Ce qui m'a permi une charmante et bouillante rencontre féminine avant de débuter. C'est donc dans un état presque second et inédit pour moi que je débutais cette ultime et longue performance. Ici à nouveau, le public était à portée de main. Donc, impossible de déployer les grands mouvements de poutre, répétés quelques heures plus tôt. Pas de problèmes, ici plus qu'ailleurs, j'ai interagi avec les gens. Une autre jeune femme improvisa un moment de danse avec moi, tout à fait plaisant. Bonne conclusion pour cette tournée, expérience particulière pour moi. Où j'ai vécu avec six hommes, six artistes, Johnatan, Maurice, César, Etiennes, Seb (Mr Labrador) et TG, expérience peu commune pour moi qui vit seul la plupart du temps et dont la plupart des collaborateurs sont des collaboratrices. Expérience enrichissante et contrastée s'il en fut. Je les remercie et leur donne rendez-vous à une prochaîne fois. |
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