Dansons au crépuscule des idoles
Théâtre aktion
Le 5 mai 2006, dans les écuries de la Ferme du Biereau à Louvain-la-neuve, j'ai achevé une série de performances par La maternité à coups de marteau en annonçant qu'elle serait la dernière avant un an. Le 5 mai 2007, je reviens donc avec un nouveau spectacle que je veux inscrire dans le droit prolongement du Refus du lion (2003), de Réminiscence (2005) et de la maternité à coups de marteau (2006). Vous trouverez plus bas un résumé des scénarii de ces performances afin de permettre à ceux qui ne connaissent pas ou peu mon travail de contextualiser celui ci.

Extrait placé sur youtube par un spectateur
Dansons au crépuscule des idoles, est une exhortation ; dansons ! Mais pas n'importe quelle danse, pas pour rien. Dansons pour fêter la mort des idoles. Dansons alors que tout est détruit. Dansons pour combattre la volonté de ceux dont l'oeuvre est de figer le monde. Dansons pour conjurer nos peurs. Dansons pour rien, simplement parce que nous sommes vivants.
Pour m'appuyer joyeusement dans cette exhortation, j'étais accompagner du musicien et performer américain HEAD OF WANTASTIQUET.
Rappel des derniers épisodes.
Le refus du lion (2003) représentait un individu enfermé dans un espace clos, dépendant des murs de sa "prison". Il se révoltait seul dans sa boîte. La chorégraphie le faisait évoluer vers toujours plus d'autonomie jusqu'à une liberté éphémère se traduisant par la danse aux mouvements d'amplitude toujours grandissante. Après quelques minutes hors les murs, le danseur se retrouve à son point de départ à nouveau reclus et figé.
Dans réminiscence (2005), le protagoniste se souvenait de son enfance et des efforts des adultes à le modeler tant physiquement (orthopédie) que moralement (catholicisme, régime patriarcal). Il se souvient également des premiers contacts avec ce qui deviendra ses grands archétypes de la féminité (mères, prostituées, jeunes filles de bonnes familles, ...). Comment retrouver la puissance et la joie d'exister par soi et pour soi ? Par la peinture bien sûr. Mais c'était sans compter avec le monde de l'art ...
Dans la maternité à coups de marteau (2006), le héro était au prise avec ses démons féminins : Les mères trop aimantes, les jeunes femmes aux ovaires tyranniques, les exclusivement vénales, ... Submergé par ce déferlement d'estrogènes, notre héro ne voyait qu'une issue : la destruction puis la création d'une oeuvre picturale partir des ruines du massacre. Le prix à payer : la solitude.
| Thibault DELFERIERE | HEAD OF WANTASTIQUET |
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