Crépis

C'est en 1998 dans l'atelier de son ami poète, peintre, graveur et sculpteur Pierre BOULENGIER que j'ai rencontré le crépi. Un pot de ce matériau blanc, épais et pâteux, destiné normalement à revêtir les murs, se trouvait dans un coin de la pièce et devint l'objet d'une discussion puis d'une démonstration. P BOULENGIER sorti une planche, un rouleau au profond relief et des chiffons. Il enduit le support d'une couche de crépis et montra au visiteur comment se comportait la matière. Après quelques conseils techniques, il offrit ce qu'il restait de pâte sans se douter de l'immense champ d'investigation qu'il venait d'ouvrir à son invité.

En effet, depuis cette date, je continue à travailler cette matière aux multiples ressources insoupçonnées. Sa grande plasticité, son temps de séchage relativement court et sa résistance lui confèrent une place privilégiée dans mon univers.  

Les crépis de la série présentée ici peuvent  être qualifiées de non figuratifs. Ce terme doit se comprendre dans un sens très restrictif. En effet, non figuratif ne signifie pas abstrait ou sans forme, mais, plutôt qui ne représente aucune forme préexistante. Les objets créés existent pour eux-mêmes et ont pour ambition de devenir des éléments constitutifs du monde.

Remarque : Il est à noter la difficulté de reproduire de tels travaux sur un support en deux dimensions comme la photographie.

 

TD 2003