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| Situation géographique |
Le projet de peinture murale est né d'une discussion avec mon ami Benoît Maskens, propriétaire d'une maison à Louvain-La-Neuve. Alors que nous devisions devant le pignon de sa demeure et qu'il me parlait des travaux à réaliser pour les prochaines années, je ne pouvais m'empêcher de considérer cette grande surface sans fenêtres comme une page blanche n'attendant que mes coups de pinceaux. Cependant, je n'osais pas trop lui révéler mon idée tant elle me semblait folle. Je me lançai tout de même sur un ton mélangeant la plaisanterie et le défis. Il me répondit sur le même ton, Puis à force d'en parler, en plaisantant, nous nous mime sérieusement au travail et deux ans plus tard, je me retrouvai au pied dudit mur. La première étape fut de lui soumettre une ébauche. Je n'avais jamais réalisé de peintures murales auparavant . J'ai commencé par observé la configuration du lieu. D'une part, le mur de plus ou moins six mètres sur sept était donc presque carré. D'autre part, je voulait que cette peinture soit bien sûr dans le prolongement de mon travail , le sujet en serait donc un corps. Un corps dans un carré : j'ai pensé à une peinture que j'avais réalisée quelques années auparavant sur un panneau et intitulée surtension+. J'en montrai une reproduction à Benoît et à son épouse. Après quelques discussions Sur la dureté du sujet et le choix des couleurs nous étions d'accord. Cependant, et afin de bien fixer les choses, je réalisai une simulation infographique du projet.
Pour des raisons topologiques, j'ai inversé mon dessin original. Le quadrillage m'a servi à me repérer, car sur l'échafaudage je n'avais aucun recul. Benoît s'est chargé de monter les échafaudages, de repeindre la façade en blanc cassé ocre et de reporter le quadrillage sur le mur. Chaque case mesurait à peu près 1m x 1m J'ai débuté mon travail le 22 août 2001 pour terminer le 24 août 2001. |
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| Avancement du travail après le premier jour. | |
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| Travail terminé. | |
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| Les difficultés rencontrées furent nombreuse. Par exemple, le fait de devoir travailler avec une autre personne fut pour tous les deux une source de tension fréquente. Mon expérience fut jusqu'alors plutôt solitaire. De plus, et outre les difficultés techniques liées à la surface : monter et descendre de l'échafaudage, raccorder les partie du dessin selon le quadrillage, je me suis aperçu que mon geste n'était pas aussi naturel que lorsque je peins sur une surface de "taille humaine". Une courbe tracée d'un seul mouvement ne peut pas se reproduire aussi naturellement lorsque sa taille est multipliée par 6 ou 7. | |
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| Mais ces difficultés ne compte plus lorsque l'heure du bilan est arrivée. L'expérience fut dense et forte. Trois jours d'efforts physiques dans la chaleur lourde d'août., créer une oeuvre et se laisser déborder, dépasser par elle, le plaisir de modifier de façon spectaculaire ne partie d'espace publique, ...Tous ces éléments contribuent aux plaisirs de mon activité. | |